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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 20:31

WELCOME TO FUKUSHIMA received many prices. The last one is at Sint Petersbourg Festival Green Vision. Thanks for all teh people who believed in this project.

Best Society Concern Award of International “Gold Panda” Awards for Documentary of 2013 (12th) Sichuan TV Festival.

the Golden Sun Awards to the Best Short Documentary au Festival Internacional de Cinema del Medi Ambient Barcelona

Green Vision de Saint petersbourg For Comprehensive and Profound Presentation of the Topic is awarded

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 09:30

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:23

Here the Japanees and English version of WELCOME TO FUKUSHIMA.

 

 


Thanks to Laurent Mabesoone...WTF_Poster_1.2.jpg

WELCOME TO FUKUSHIMA PART 1

WELCOME TO FUKUSHIMA PART 2

WELCOME TO FUKUSHIMA PART 3

WELCOME TO FUKUSHIMA PART 4

WELCOME TO FUKUSHIMA PART 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 12:51

VOICI UNE COURTE INTEVROEW SUR LA RTBF

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:22

 


 

WELCOME TO FUKUSHIMA sort à la tv les 11 et 12 mars sur la RTBF. J'espère que d'autres pays l'acceilleront.

Merci à tous ceux qui l'ont aidé à naître!

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:57

FINI!
Je sors de 6 ans de nucléaire. Et en poussant la porte de la centrale où je me suis enfermé, je pense à tous les ouvriers invisibles qui sont encore reclus. Je pense aux enfants ukrainiens qui porteront en eux les conséquences de l'atome. J'emporte dans ma poitrine la présence rayonnante de mes amis de Fukushima. Je me n'abandonne pas le combat pour la vie et donc mon engagement citoyen. MAIS je ne fais plus de film sur le nucléaire. FINI!
Les 11 et 12 mars, WELCOME TO FUKUSHIMA sera diffusé sur la RTBF. Donnons du sens à la souffrance du peuple japonais en luttant ici pour libérer nos enfants du poids de l'atome! Merci à tous ceux qui m'ont aidé ou accompagné sur le chemin. AL

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 19:44

link welcome-to-fukusima.png

LE FILM SE TERMINE!
Il s'appellera WELCOME TO FUKUSHIMA. Il sortira à coup sûr sur la RTBF aux alentours du 11 mars, date anniersaire. On espère que les Suisses et les Japonais et ARTE le diffuse aussi (en négociation)
Merci à TOUS!

 

ICI l'ancien trailer qui sera mis à jour bientôt. Il porte encore l'ancien titre du film

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 00:29

Bientôt le docu sur Fukushima...patience! Je serai prêt pour le 2° anniversaire! Merci à tous ceux qui ont aidé ce projet!

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:57

JE suis actuellement en montage du film, qui nous l'espérons sera terminé pour le 2° anniversaire de Fukushima. Merci encore à tous ceux qui ont aidé ou aident encore ce projet.

AL

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 07:55

MINMISOMA, LA ZONE GRISE

 

Je retanscris ici ce que j'ai publié chaque jour sur FB.

 

22 JUILLET

J'arrive chez Kamijo. Il n'est pas dans sa cabane. K et moi nous faisons gentiment le tour du propriétaire. Une voiture arrive. Un jeune homme débarque. Il ouvre la porte passager. Kamijo en sort courbé en deux, une ceinture autour de la ca
ge thoracique. Il nous apprend qu'il vient de tomber dans un puit de 12 m en couper de l'herbe dans un champ. Kamijo ne pourra sans doute pas continuer le film. Il souffre terriblement. "Si le réacteur explose, dit-il en riant, je reste ici avec les vieux. Je m'en tape. Je viens de voir la mort en face. Plus rien ne me fait peur."
Photo : J'arrive chez Kamijo. Il n'est pas dans sa cabane. K et moi nous faisons gentiment le tour du propriétaire. Une voiture arrive. Un jeune homme débarque. Il ouvre la porte passager. Kamijo en sort courbé en deux, une ceinture autour de la cage thoracique. Il nous apprend qu'il vient de tomber dans un puit de 12 m en couper de l'herbe dans un champ. Kamijo ne pourra sans doute pas continuer le film. Il souffre terriblement. "Si le réacteur explose, dit-il en riant, je reste ici avec les vieux. Je m'en tape. Je viens de voir la mort en face. Plus rien ne me fait peur."
Nous avons donc fait un tour à Odaka, la partie de Minaisoma qui se trouvait en zone d'exclusion mais qui ne l'est plus depuis que le gouvernement a réduit la zone de 10 KMS. C'est dimanche. Les habitants reviennent pour s'occu
per de leur maison. Ils ne peuvent y dormir, cela dit même les enfants peuvent revenir à Odaka. Ce soir, K me lit un texte de loi qui explique que les habitants qui ne pourront regagner leur maison d'ici 6 ans auront un remboursement total et ceux qui pourront la retrouver dans 3 ans, recevront la moitié. Odaka n'est pas contaminé. Dumoins près de l'océan. Le gouvernement cherche à ce que les gens puissent revenir ici bientôt afin de ne pas devoir rembourser trop de gens. Mais le soucis, c'est que nous sommes ici à 10 KMS de la centrale et que tout peut encore arriver....

23 JUILLET
Les personnages que je suis depuis un an ont disparus dans la nature ou sont trop occupés. kamijo est blessé. cela dit il se remet très vite. soudain, l'incertitude. Or c'est le sujet du film en quelque sorte puisque les habitants ne savent à quel saint se vouer face à la radioactivité et les différentes opinions que les politiques ou les scientifiques proposent. Ce soir par contre, K et moi avons
rencontré Kukubun-san. Il participe au festival Samouraï. Il établit des rapports entre l'art du combat des Samouraïs et le combat contre l'invisible que les gens de Minamisoma doivent mener. Nous allons le suivre dans le Nomaoi (le festival samouraï) qui aura lieu dans quelques jours...Me dit, que faire du cinéma est un drôle de combat aussi...
24 JUILLET
Enfin une journée de tournage. Je veux dire une journée où je tourne quelque chose. Jusqu'ici, rien. C'en était désespérant...Ai revu Zac qui s'occupe des enfants. Il a fait décontaminer un parc pour que les kids puissent y jouer en paix. En fait, ce parc n'était pas si pollué que ça, mais les parents étaient inquiets. Aussi il leur a proposé de participer au nettoyage de cet espace de jeu. Finale
ment c'était plus pour les rassurer que pour enlever les radiations. Aujourd'hui plus que jamais, je me rends compte que mon film va emmerder autant les gens du lobby qui veulent faire croire que tout va bien, que les anti purs et durs qui voudraient que tout aille mal à Fukushima. La réalité échappe à tous ces jugements, car la réalité est analogique. Elle déteste les zéro et les uns...
25 JUILLET
K, mon assistant m'appelle "Rain man". Il pleut. Chaque jour. En Belgique, paraît qu'il fait beau. J'ai emmené la pluie...Résultat, ce que j'ai filmé en octobre et en mars était sous le soleil et ce que je tourne en juillet sera gris. Le monde à l'envers. Ca fait 5 jours que nous organisons le tournage du festival samouraï. Un casse-tête. Ce matin nous avons enfin pu filmer un chantier de décontamination. Après
un an et demi, ces travaux en sont nulle part. Pourtant les citoyens de Minamisoma comptaient beaucoup dessus. Le soucis, c'est qu'on ne trouve aucun dépôt temporaire où mettre les déchets. personne ne veut se retrouver avec une poubelle nucléaire près de chez lui. Du coup, rien n'avance. Cet après midi, nous avons suivi une patrouille de retraités volontaires qui surveillent le quartier d'Odaka. Odaka est le quartier de Minamisoma qui se trouvait dans la zone des 20 KMS et qui est redevenu accessible aux habitants. Cela dit, ils ne peuvent y loger. Un ville à moitié fantôme. Nos vieux patrouilleurs nous ont emmené à la découverte. On dirait de grands gosses qui jouent patrouilleur. Et comme K et moi, nous jouons cinéma. Tous ces grands enfants partent à la recherche des cochons sauvages, des poissons géants et des araignées jaunes. Plaisir de la lumière et de la nature. Et pourtant, ce jeu est très sérieux. Nous faisons un film et nos amis empêchent les voleurs de dévaster les maisons abandonnées...
26 JUILLET
J'ai demandé le soleil et finalement le soleil est arrivé. Et avec lui 35 lourd degré plein d'humidité. Je sue. Je perds ma graisse et mes préjugés...
Nous avons passé la journée avec Kukobun-san. Il a 54 ans. Il est chauve comme moi. Je précise ce point important car il a passé une heure à rire de ma calvitie. Kukobun dit d elui qu'il est un samouraï, comme tous les mecs de Minamisoma. Il va part
iciper au festival Nomaoi. Il nous a montré ses armures. Il en possède cinq, ce qui est un signe de richesse et d'investissement dans cet événement qui a lieu chaque année depuis 1000 ans. Mille ans! Je pense à lui le jour où il aura à se battre pour attraper le drapeau après plusieurs heures dans ce soleil accablant. Il paraît que plusieurs samouraïs s'écroulent chaque année d'inanition. Autrefois ces combattants affrontaient des ennemis de chaire et d'os. Aujourd'hui, me dit Kukobun, l'ennemi est invisible. Il ne sait comment l'affronter. Autrefois, les samouraïs comme l'ensemble du peuple se penchaient sur les esprits de la nature. L'eau, la terre, le vent. Autant de mystères à écouter. Mais un Tsunami économique, une folie matérialiste, un oubli de l'essentiel ont effacé ces esprits. Le Japon a suivi les traces du vainqueur américain et s'est perdu (comme nous) dans l'illusion de la force et de la puissance. Mais aujourd'hui, avec Fukushima Daiichi, les gens de Fukushima sont obligés de se pencher à nouveau sur la terre et l'eau et de chercher d'où vient le vent. Les esprits sont revenus. Ils ont changé de nom. Ils s'appellent maintenant Césium, Strontium et Plutonium...
27 JUILLET
A CHEVAL.
9H30'. Kukobun-san accueille le premier des trois chevaux qu'il attend pour le Nomaoi. Tout le monde est excité. On sent d'ailleurs que cette ville à moitié morte se réveille et se met à vibrer. Le grand jour approche. 400 chevaux vont envahir la ville. Les gens commencent à décorer leur maison de longs fils aux quels sont suspendus de petits rubans blancs comme à l'entrée des temples sh
intoïstes. Kukobun-san a essayé son cheval puis l'a arrosé longuement. Chaque année des chevaux meurent ici. Son ami participe pour la première fois à l'événement et ne sait quasi pas monter à cheval. Il se demande ce qu'il est venu faire dans cette galère. Tout le monde rit. Quelle belle journée. On en oublierait que tout près d'ici, de l'autre côté de la frontière à Odaka, quatre monstres dorment. Le moindre frémissement de la terre pourrait les réveiller...
28 JUILLET
LE GRAND JOUR. Lever à 5H30. Rendez-vous chez Kukobin-San. Préparation des chevaux. Ils crèvent de chaud. On les arrose. On les habille pour la parade. Les samouraïs enfilent leurs vêtements d'apparat. Il est 11H. La chaleur est insupportab
le. 11H30 au temple Shinta. Les cavaliers viennent y chercher la banderole avec leur nom. Les musiciens soufflent dans de grands coquillages. Drapeaux colorés au vent. Des hommes en blanc portent le temple à travers al campagne. Je suis dans un film de Kuruzawa. 13H. Le soleil a fondu les ombres. On arrive à Ibaragi, sur la plaine du champ de course. Les cavaliers arrivent un à un devant un micro pour pour annoncer d'où ils viennent. Plus ça à l'air martial plus on applaudit. Une course soulève la poussière. Me demande si elle est contaminée. 17H centre ville. Tout le monde est dans les rues. Jusqu'ici, la ville était déserte. Je n'ai que très rarement réussi à y faire un portrait. ici, y'a tant de gens que j'en perd la tête. Quelle vitalité! Cette ville vit les conséquences d'un catastrophe nucléaire, mais quelle envie de vivre! Gambai!

29 JUILLET
Deuxième jour du Nomaoi. Courses de chavaux, bagarre enre 400 cavaliers pour obtenir le drapeau...
La famille Kowata habitait juste en face de la plaine où se déroule ces événements. Mais leur maison est vide. Ils sont aprtis dans le nord à Hokkaido. Je ressens leur abscence...
30 JUILLET
WILDE HORSES. Odaka, un des trois quartier de Minamisoma. On est ici à 15 KM de la centrale. Cette partie de la ville s'est donc retrouvée dans la zone des 20 KMS. L'année dernière, le Nomaoi n'a pu se finir ici comme il en a l'habitude. Mais depuis, le gouvernement à réduit la zone. La frontière se trouve maintenant à 10 KM de la centrale. Du coup, Odaka est accessible. LEs gens peuvent y venir v
oir leur maison, mais ne peuvent y dormir. Mais ce matin, tout Odaka est là et la presse nippone. Car ce matin, on va capturer les chevaux sauvages comme cela a été le cas pendant 1000 ans. Je m'installe avec la caméra en haut du chemin. J'attends pendant une heure. L'arc se bande. Soudain on lâche le cheval. 4 cavaliers le poursuivent et le mènent devant le temple. Là 5 hommes à pied tenteront de le capturer. La radioactivité est partout. Les habitants d'Odaka et de Minamisoma essayent de la capturer pour s'en débarrasser...Aujourd'hui, cette partie de la ville qui est habituellement fantomatique, résonne du chant des coquillages et vibre et hurle à l'approche des chevaux...
31 JUILLET
CHANCE. Une journée sous le signe de la chance. Tout est là. L'inattendu. La lumière. La chaleur humaine. Le vent dans les roseaux. L'envol des oiseaux sur les marais créés par le Tsunami. L'émotion aussi. Comme lorsque je filme à Odaka, cet homme de 80 ans qui revient de Yamagata pour nettoyer son magasin de vélos sur le point de s'écrouler. Au moment où je déclenche la caméra, il dépend le certi
ficat au dessus de la porte. Une page se tourne pour lui. Il est étrangement calme. je lui propose de l'aider à bouger un meuble. Il refuse avec un sourire si tendre et si profond que j'en suis bouleversé. Les fantômes étaient aussi au rendez-vous. Je filmais dans les marais. Soudain derrière moi un bruit. Quelqu'un qui s'approche. Je pense que c'est K. Je me retourne. Personne. J'ai de la chance d'être là. Je suis les pieds dans le réel et la tête dans l'imaginaire. Je suis heureux et triste. J'appartiens chaque jour un peu plus à cette ville, à ce décors. Je vois ce paysage de plus en plus avec les yeux des gens d'ici. Pas sorti mon dosimètre. Quelle importance...c'est là. A quoi bon mesurer. On se fout des chiffres. Tout se compte, c'est l'humain. Thème du poème de Wakamatsu-san qu'il m'a calligraphié cet après-midi...
Car dans mon film, il n'y a pas que des guerriers samouraïs, il y a des chanteuses, un poète, un photographe, des danseuses, des enfants plein d'imagination!
1 AOUT
A L'HOSTO. Le docteur Kanazawa, le directeur de l'hôpital nous accueille. Il nous montre des photos et nous raconte les jours sombres et chaotiques de mars 2011. Le tremblement de terre. Le tsunami. Le 12 mars la première explosion. Personne n'est au courant de ce qui se passe et l'hôpital accueille les blessés des jours précédents. Puis le 14, la deuxième explosion. Et là la panique qui s'install
e. la radioactivité qui monte jusqu'à 20 micro sievrets à l'intérieur de l'hôpital. Kanazawa rassemble son personnel. Les mères de famille et les jeunes femmes doivent s'en aller. les autres, ceux qui le veulent le peuvent. Mais l'hôpital doit encore s'occuper des malades qu'il faudra évacuer. Les infirmiers sont obligés de faire la cuisine. C'est le chaos, la guerre. Et dire que nous pourrions vivre cela. Mais qui en est conscient? Sûrement pas nos "responsables". Aujourd'hui, l'hôpital est calme. Quelques vieux dans les couloirs. L'un ou l'autre enfant. une jambe cassée. Nous allons revenir visiter le docteur Kanazawa. Il nous arcontera où en est la situation actuelle. A part ça. Plein de belles images au coucher du soleil sur un champ de tournesol. Le film sera super beau!
2 AOUT
HOMMAGE A K, MON AMI ET FIDELE ASSISTANT
LA FUITE. Depuis plus de 500 jours, 3 réacteurs diffuse de l'eau radioactive dans l'océan Pacifique. K et moi, ça nous inquiète, mais aujourd'hui, une autre fuite nous préoccupe plus directement...
Ketchup, notre petite voiture rouge pisse depuis plusieurs jours. Il fait si chaud que toutes les heures K s'arrête pour lui donner à boire. Mais cette fois, sous la voiture, ce n'est plus une petite flaque, mais un lac que nous découvrons. Il nous faut agir. Quand je dis nous, je veux dire K, car moi et la mécanique, c'est comme Tepco et les nucléaire. On n'y comprend pas grand chose. Sorry de vous raconter ces aléas. J'aurais aimé vous décrire ma journée avec nos amis de la patrouille d'Odaka, ces petits vieux plein d'énergie qui parcourent leur ville pour la surveiller. Nous avons passé une journée extraordinaire avec eux. Mais voilà, nous les avons tellement suivi en voiture que Ketchup a rendu l'âme. La vidéo qui suit est un hommage à K, mon ami et assistant qui cumule son rôle de traducteur avec les suivants: caméraman, perche, conducteur, agenda manager, photographe, repéreur, cuisinier, babysiter(des enfants Nunokawa), disk jockey et comme nous l'allons voir, MECANICIEN...

 

 

3 AOUT

RIEN. Y'a des jours comme ça...Aujourd'hui, si fatigués que nous nous sommes levés trop tard. Nous avons loupé le rdv avec Kukobun-san. Résultat, il est furax. Il n'a même pas accepté notre cadeau d'excuse. Puis TaÏki, le fils de Kamijo n'est pas venu à notre rdv. Résultat, rien foutu. Ai fait une sieste de 3H...Demain est un autre jour.

 

4 AOUT

LES FANTÔMES. Lever à 4H du mat. Odaka sous le brouillard. Les fantômes sont là. les oiseaux aussi. Nous rencontrons un homme de 60 ans. Il ne nous dit pas son nom. Il est face aux ruines de sa maison. Il travaillait sur le réacteur 5 lorsque le tremblement de terre est arrivé. Il ne s'est rendu compte du Tsunami qu'en rentrant chez lui car tout était inondé. Sa femme qui travaillait en ville était rentrée pour ranger la maison après les fortes secousses. Le Tsunami l'a emporté. L'homme sourit en racontant son histoire. Je lui serre les mains. Bonne pogne. On se comprend. Pas besoin de discours...

 

5 AOUT

THE BEACH BOYS. Nous sommes à 20 KM de la centrale sur l'une des plages de surf les plus connues du Japon. Yuki emmène son fils Kiro (12 ans) pour la première fois avec lui. Pendant un an Yuki s'est interdit sa passion pour les vagues. Non pas à cause de la radioactivité dans l'Océan, mais par respect pour les morts du Tsunami. Depuis quelques mois, lui et les autres surfeurs du coin ont repris la

vague. Je songe à ces articles qui, dernièrement annonçaient la réouverture d'une plage à 50 KM au sud de la centrale et je me dis qu'ils avaient une guerre de retard, ou qu'ils ne savaient plus très bien comment faire sensation. Il y a trois jours, on annonçait aussi avoir trouver des poulpes contaminés au Plutonium. Je n'ai pas cherché à convaincre Yuki de ne pas emmener avec lui Kiro. Cela n'aurait servi à rien. Yuki a beau avoir travaillé à la centrale dans le secteur du contrôle par rayon x des installations, je me demande parfois s'il se rend compte de ce qu'est la radioactivité. Tepco a déversé et déverse encore des tonnes d'eau contaminée dans ce vaste Océan. Le césium et le plutonium ont-ils déjà sédimenté? Personne ne le sait vraiment. Encore une fois, ici, j'essaye de ne pas juger. K et moi, en filmant, on s'est retrouvé les pieds dans l'eau. Suis enfin baptisé. Ce matin, j'ai retrouvé mon nom.
6 AOUT
FROM FUKUSHIMA, WITH LOVE. K et moi, on a trouvé le vrai titre du film. Nous aimons Minamisoma qui, en retour, nous le rend bien. D'autre part, cette région a besoin d'amour, même si elle en regorge. Comment résumer cette journée pleine, riche et variée. Le temps est passé du gris à l'orage violent puis au ciel bleu et aux couleurs chaudes. La matinée dans les bois avec Kamijo et son ami politicien Mr Ogawa. L'après-midi avec les enfants Nunokawa. Nous les avons emmené au parc décontaminé. J'ai joué au football. M'a fait un bien fout de laisser la caméra pour courir derrière ce ballon à la con et rire avec les mômes. Le soir, dîner chez les Nunokawa. J'ai le blues. Je commence à dire au-revoir aux amis que je rencontre. Les voyages précédents je savais que j'allais revenir. Cette fois je n'en suis pas sûr. Primo, le Japon ça coûte la peau des fesses et deuxio, j'ai depuis quelques mois une envie impérative de sortir du nucléaire. J'en ai fait le tour. Maybe pour présenter le film je reviendrai ici...who knows...En rentrant ce soir, K et moi nous nous disons que nous avons sans doute approcher la réalité de cette ville car tous nos préjugés se sont effondrés. Grande leçon! Merci Minamisoma!
7 AOUT
SAYONARA MINAMISOMA. Le dernier jour à Minamisoma...
Revu Kukobun-san (le samouraï). Il nous a rappelé. Il n'était plus fâché. 2H d'interview. A la fin, je pose une "petite question" et il me répond par une "petite réponse" de 25'. Jamais vécu ça. Un record. Une vraie torture. Mal aux jambes. Envie de dormir. Fou-rire. Toutes les sensations possibles y sont passées. J'étais heureux qu'il ne nous
en veuille plus pour le rendez-vous raté. L'après-midi nous avons revu le docteur Kanazawa. Il nous a parlé de la situation à Minamisoma. Je lui ai demandé s'il avait encore de jeunes enfants, s'il les laisserait vivre ici. "Non, sûrement pas", nous a-t-il répondu...
Ensite, comme chaque fin de journée, K et moi sommes parti à la chasse à la lumière et aux nuages. K fonce pour arriver à temps au cimetière. Une tombe en avant plan et un ciel déployant des rayons de lumière dans un ciel noir. Nous adorons ça, la chasse à la lumière...Demain matin, retour à Fukushima City chez mon ami Isao et ensuite E.T go home...
9 AOUT
10 AOUT
A CASA. Ai passé 3 semaines difficiles, pleine d'incertitudes, mais aussi pleine d'inattendu et de belles découvertes. Comment ai-je pu, une fois encore douter? Je dois TOUJOURS faire confiance. Il arrive toujours ce qui doit arriver pour le projet. Saint Thomas...

 

MERCI A TOUS CEUX QUI M'ONT AIDE A REUNIR DES FONDS POUR ENTREPRENDRE CE VOYAGE!

POUR CEUX QUI DESIRE ENCORE PARTICIPER, VOS DONS SONT LES BIENVENUS. CAR IL RESTE ENCORE A MONTER LE FILM, CE QUI PRENDRA AU MINIMUM 4 MOIS DE TRAVAIL. ALIGATO GOZAIMASU

 

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